Brexit… et maintenant ?

Qu’entraine le Brexit pour les investisseurs et l’économie mondiale ?

Nous ne sommes pas en 2008 (faillite Lehmann), les aspects positifs doivent être soulignés : dépenses des ménages importantes, chômage en baisse, taux d’intérêt bas, prix de l’énergie faibles. Toutefois, les incertitudes freinent, pour un temps, les choix d’investissement des entreprises.

  

Pour autant, doit-on se réjouir de la situation de l’économie mondiale ?

Sans vouloir jouer les Cassandre, un certain nombre de facteurs macroéconomiques semblent préoccupants. Les dettes publiques ne cessent de s’amplifier. En moyenne, l’Europe se situe maintenant à 100 %, avec une pointe à 130 % en Italie et au Portugal, sans parler de la Grèce à 240 % (et, ailleurs, le Japon à 250 %). Les « vertueux » restent l’Allemagne à 65 % et la Suisse à 38 %. Et pourtant, seule une relance budgétaire par la politique des grands travaux redonnerait de la croissance en Europe et influencerait rapidement le taux de chômage, mais les chiffres, ci-dessus, ne le permettent plus. Ainsi, la politique monétaire des banques centrales s’emploie à pallier le manque de croissance. Toutefois, elle entraine plutôt des constitutions de bulles qu’une réelle reprise économique et inflationniste.

Une bulle se forme, entre autre, sur les emprunts d’Etat pour atteindre des rendements incompréhensibles (Allemagne à 10 ans – 0.40 %) ; comment peut-on accepter de placer son épargne en s’appauvrissant ?

L’effet pervers se propage sur les obligations de qualité inférieure (signature BBB, voire C…). L’immobilier également enfle grâce aux taux d’emprunt historiquement attractifs. Le maillon faible apparaît, aussi, dans la fragilité des banques. Les taux négatifs ne permettent plus de dégager des marges. Mais le principal risque vient de la masse considérable des positions dérivées dans les bilans.

Enfin, le cycle de reprise, installé depuis 6 ans aux Etats Unis, malgré toutes les politiques accommodantes, perd de la vigueur mois après mois. La production industrielle s’essouffle. En conclusion, l’identification des nuages ne signifie pas qu’ils vont tous éclater. Notre rôle consiste à doser les forces et faiblesses en présence.

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