L’économie mondiale : des forces antagonistes

Les marchés passent de l’angoisse à l’euphorie en quelques semaines. La simple promesse d’une baisse de la pression fiscale aux Etats-Unis pour les ménages et les entreprises suffit à doper les indices boursiers. En prenant du recul, que doit-on retenir comme forces en présence ?

 

Les raisons de doutes sont nombreuses :

  • – l’économie américaine retrouve des indicateurs étincelants, au plus haut depuis plus de six ans, mais l’essoufflement s’annonce, à l’horizon.

  • – le nouveau président américain aura-t-il une attitude aussi belliqueuse que pendant la campagne électorale envers le Mexique et la Chine ?
  • – en Europe, depuis le vote du Brexit, les risques de déstabilisation se précisent.
  • – le calendrier électoral en Europe se montre dense en 2017, (Pays-Bas, France, Italie, Allemagne…) ce qui pourrait permettre aux citoyens d’exprimer leur scepticisme quant aux institutions européennes.
  • – inquiétudes en Chine face à la montagne d’endettement du pays et le ralentissement marqué qui risque de déboucher sur une guerre des changes.

  • – jusqu’à maintenant, Mme Yellen, Présidente de la Banque Centrale Américaine, a choisi d’adopter une politique qui apaise à chaque trouble et repousse le resserrement des conditions financières. En cas de trop bons résultats économiques, ne risque-t-elle pas de durcir les taux plus rapidement que prévu ?
  • – les mesures de relance de l’économie domestique américaine auront-elles l’efficacité attendue sur l’accélération de la croissance et dans un laps de temps voulu ?

Enfin, un nuage plane sur nos têtes. La dette mondiale, publique et privée, atteint 300 % de la richesse mondiale, comment sera-t-elle réduite ?

 

Pourtant, les raisons d’un optimisme modéré sont en place :

  • – les indicateurs de croissance mondiale progressent, la croissance se situe autour de 3% et s’installe dans toutes les régions du monde.
  • – les citoyens ont bénéficié d’une énergie bon marché en 2016, la consommation des ménages s’avère solide.
  • – en Europe, les entreprises ont restauré leurs marges bénéficiaires et se trouvent en ordre de marche pour reprendre les investissements.
  • – le quasi plein emploi aux Etats Unis engendre une hausse des salaires de plus de 3 % par an.

  • – les taux d’intérêts sont en train de quitter la zone négative provoquée par un risque de déflation , mais demeurent au plus bas depuis 35 ans.

 

L’année 2017 se montre pleine d’incertitudes. Une de plus !

Inscrivez-vous à notre newsletter!

Fields marked with an * are required

ACTUALITÉS VECTOR GESTION

Revue des marchés – 2ème trimestre 2018

Le trimestre a été marqué par deux périodes distinctes. De début avril à mi-mai les indices…
LIRE +

Vector Gestion soutient activement la culture

En devenant sponsor du Festival Pully-Lavaux à l’heure du Québec, Vector Gestion accompagne le plus gros…
LIRE +